# # Robots.txt file for http://www.capucine11.com # Generated by www.iseom.com - see website for more SEO tools User-agent: * Histoire, balades et visites en Pays de Loire
 
article précédent
 chapitre VIII - Les Templiers
article suivant
retour à la page principale
Accueil Sommaire VisitesAlbums photos L'échoppe des histoiresSites amis Contact 
pour lire comme dans un livre
Charles IV le Bel
En attendant la naissance, Philippe V, second fils de Philippe le Bel et frère de LouisX, s’empare de la régence. C’est le seul de ces derniers Capétiens qui semble avoir joui d’un caractère énergique et d’une personnalité marquante. Quand la reine met au monde un fils qui ne vivra que 5 jours, il s’empare aussi tout naturellement de la couronne malgré les oppositions des Grands du royaume. Ceux-ci marquent d’ailleurs leur hostilité en n’assistant pas à la cérémonie du sacre.
Philippe V le Long
Nous avons vu la dernière fois le « scandale de la tour de Nesle », ou plus exactement l’accusation d’adultère portant sur les brus de Philippe le Bel et comment les amants (les frères d’Aulnay) furent suppliciés…
Voyons ce qu’il advint des princesses adultères et de leurs époux, fils du roi.
 
Philippe le Bel ne se contente pas d’arrêter et de faire exécuter les amants, il demande aussi l’arrestation de ses trois brus. Il s’agit de :
- Marguerite de Bourgogne, épouse du fils aîné, héritier et futur roi sous le nom de Louis X
- Jeanne de Bourgogne, mariée au deuxième fils, qui règnera sous le nom de Philippe V
- Blanche de Bourgogne, épouse du troisième fils, futur Charles IV
La troisième bru, Jeanne, 20 ans, est moins coupable. Il n’y a en effet pas de troisième frère d’Aulnay, on ne peut lui reprocher aucun amant, mais elle n’a pas dénoncé les deux autres et est accusée de complicité. Elle est enfermée au château de Dourdan, puis retrouvera sa place de reine quand son époux, Philippe V succèdera à son frère Louis X.
Pour consacrer un pouvoir d’une légitimité douteuse (l’héritière légitime étant Jeanne, nommée plus haut), Philippe V dit « le Long » demande l’acquiescement d’une assemblée de notables qui proclament, pour légitimer l’usurpation, que « femme ne succède pas au royaume de France ». Une règle de droit se trouve ainsi établie que la couronne n’est transmissible qu’en ligne masculine et au plus proche parent « mâle », ce qui suppose que les femmes ne peuvent ni recueillir ni même transmettre le droit royal, même si leur héritier est mâle… C’est la vieille « loi salique » datant des Francs qui se trouve ainsi interprétée pour écarter les femmes de la couronne de France.  Ce faisant, les juristes de la couronne innovent sur la coutume et placent la prestigieuse monarchie française plus haut que tous les autres royaumes d’Europe, puisqu’elle est, selon eux, « dignité trop éminente et pouvoir trop considérable pour être confié à une simple femme… »
 
Cette interprétation de la loi salique en faveur d’un héritier mâle de la branche cadette crée un précédent qui va faire jurisprudence lorsqu’à son tour, après cinq ans de règne, Philippe V le Long meurt de dysenterie (à cause d’une eau empoisonnée) ne laissant que quatre filles (belote !...).
 
Son plus jeune frère, Charles, qui avait pourtant protesté contre le déshéritement de la fille de Louis X, écarte brutalement ses quatre nièces et devient le roi Charles IV le Bel sans que personne ne proteste cette fois. L’habitude est déjà prise !!!
Blanche, 18 ans, plus faible que sa cousine, s’est effondrée dès qu’elle a appris le supplice de Gauthier d’Aulnay.
Roi sans envergure, il meurt d’un refroidissement en 1316 après un court règne de dix-huit mois ; il n’a qu’une fille, Jeanne, de sa première femme, Marguerite de Bourgogne, morte dans son cachot. Jeanne, encore mineure, voit sa légitimité contestée du fait de l’inconduite de sa mère. La seconde femme de Louis X, Clémence de Hongrie, est enceinte à la mort de celui-ci. Si elle accouche d’un fils, celui-ci sera roi.
Marguerite, 24 ans, tient longtemps tête à ses accusateurs. Prenant la chose de très haut, elle proteste avec énergie contre les accusations portées à son sujet. Cependant, lorsqu’on lui  raconte l’arrestation et les tortures subies par son amant, elle s’effondre et ne cherche plus à nier.
Reconnues coupables, elles sont tondues (punition prévue pour les femmes adultères) et enfermées à Château-Gaillard, une forteresse élevée jadis par Richard Cœur de Lion en Normandie, dans deux cachots sombres et exigus.
57 – Fin des Capétiens – Rois maudits
Blanche, sans doute aussi coupable que Marguerite, connaît un sort moins tragique : elle survit à son cachot de Château-Gaillard et quand son mari, Charles IV, troisième fils, montera sur le trône, l’évêque de Paris viendra la trouver pour lui demander d’accepter l’annulation de son mariage sous prétexte de parenté et d’union précoce (cela n’empêchera pas Charles d’épouser par la suite sa cousine germaine, Jeanne d’Evreux). Elle signera de bon cœur tout ce qu’on voudra. Transférée alors dans un couvent, elle prendra le voile et n’en sortira que le jour de sa mort.
Marguerite meurt mystérieusement dans son cachot en 1315, probablement de froid et d’épuisement, mais on raconte que son mari Louis X, devenu roi, l’a fait assassiner car il avait le projet d’épouser Clémence de Hongrie.
Le règne de Charles IV n’est pas plus long ni glorieux que les précédents. Sa personnalité médiocre fera dire que « ce roi régna grand temps sans rien faire ». Il meurt de tuberculose et (… rebelote !)  lui aussi n’a que des filles ! Décidément, quand le sort s’acharne… il y a de quoi faire naître l’idée d’une malédiction ! (souvenez-vous de la malédiction des templiers, article 55).
 
Mais cette fois, le « stock » de frères est épuisé. Ainsi s’éteint la dynastie des Capétiens directs.
Qui va maintenant hériter de la couronne de France ?... C’est ce que nous verrons la prochaine fois…
cliquez à droite pour un accompagnement musical
laissez un commentaire en cliquant dessous
(*) commentaire(s)
Son fils aîné lui succède sous le nom de Louis X. Il a un caractère difficile qui lui vaut le surnom de « Hutin » qui signifie « querelleur ».
Personnages de l'histoire
Suite à cette sombre affaire qui compromet le prestige de la famille royale, Philippe le Bel meurt en novembre 1314 d’un accident de cheval au cours d’une chasse.
Je dédie ce site et cette histoire à Gérard Parlant, mon ami et fidèle soutien
Tous mes remerciements à Alain Brugnot, peintre, poète... et mon infatigable correcteur
Referencement gratuit de votre site.

SEO Tools

Tous droits réservés - 2009 - capucine11/Marie-Line Pelletier

hotel
capucine11 participe au Programme Partenaires d’Amazon EU, un programme d’affiliation conçu pour permettre à des sites de percevoir une rémunération grâce à la création de liens vers Amazon.fr

Annuaire et services