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aumônière
bliaud pour les femmes
Ensuite, le vêtement féminin se distingue du masculin. Le vêtement de l’homme se raccourcit, la longue robe est remplacée par un étroit vêtement appelé « jacquette ». L’habit de dessous, le « pourpoint », vêtement court et doublé, fait son apparition et découvre les jambes qui sont gainées dans des « chausses » (ancêtre des chaussettes). Celles-ci s’allongent en collant le mollet et la cuisse et s’attachent à la doublure du pourpoint.
Les vêtements moulent le corps des deux sexes.
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56 - Le scandale de la tour de Nesle
Personnages de l'histoire
Il paraît même que leurs amants, ayant cessé de plaire, étaient ensuite lancés vivants dans le fleuve, du haut des créneaux… Combien en ont-elles ainsi massacré ? Probablement aucun, n’en déplaise aux amateurs de scandales… Les trois brus du roi  préféraient certainement s’amuser dans leurs propres appartements du Palais de la Cité que dans cette tour sinistre et exigüe !
 
En tout cas, Philippe le Bel ne peut pas fermer les yeux. Elles compromettent toute la famille royale car l’une d’elles au moins est appelée à devenir un jour reine de France. Il faut trancher dans le vif… on ne peut pas courir le risque qu’elles mettent au monde des héritiers qui laisseraient peser le moindre doute sur leurs géniteurs.
 
Trancher dans le vif… Le mot est redoutablement approprié. Les frères d’Aulnay sont jetés dans une prison de Pontoise. Interrogés, ils affirment n’avoir jamais eu de rapports coupables avec les princesses. Mais il existe des moyens d’extorquer des aveux ; sous la torture, les deux hommes reconnaissent leur faute, ou plutôt leur crime.
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Les manches deviennent plus larges. Pour obtenir une taille fine, la femme s’étrangle avec des ceintures brodées, elle retrousse ses jupes afin de montrer ses pantoufles de cuir et découvre la « souplesse de la hanche ». Nos couturiers n’ont rien inventé avec leurs mannequins… Dès le XIIIe siècle, les coquettes se dandinent. Les étoffes de laine et de lin des robes cèdent la place à la soie plus fine et légère et au velours. La mode féminine scandalise les prédicateurs qui voient l’œuvre du démon dans la nouvelle liberté que donnent au corps des vêtements moins utilitaires. La femme est de plus en plus dans la séduction. Soie, velours, corsets serrés, boutons, plumes d’autruche, perles qu’on met partout.
Pour la femme, le décolleté s’accentue progressivement et la poitrine est portée très haute, soutenue par un corset lacé devant. La ceinture très large  remonte au point de devenir un « soutien » de poitrine. Pourtant un édit de 1370 exige « qu’aucune femme ne se soutienne la poitrine »… Jusqu’où les édits viennent-ils se nicher ?
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Le roi a également une fille, Isabelle, mariée au roi d’Angleterre Edouard II, et se trouve donc en paix, voire allié avec ce pays si longtemps ennemi à l’époque des Plantagenêt.
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 chapitre VIII - Les Templiers
guimpes
la tour de Nesle
Isabelle est assez amère. Son époux ne la rend guère heureuse : il la néglige pour ses « mignons », la couvre d’affronts publics, ne cachant à personne son peu de goût pour les femmes. Devant tout ce monde en joie, Isabelle est jalouse aussi de ses belles-sœurs qui semblent si heureuses. Elle leur reproche leur vie agréable, leur luxe, leurs toilettes provocantes.
Après la mort des Templiers, la dynastie capétienne va connaître des drames à répétition qui vont finir par la détruire.
 
Tout semble aller pour le mieux pourtant : Philippe le Bel a trois fils, Louis, Philippe et Charles, donc trois héritiers potentiels. Tous trois sont mariés à de riches héritières de la maison de Bourgogne qui devient ainsi une alliée non négligeable de la couronne.
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Tout va bien en ce printemps 1314 et de grandes fêtes se préparent à la Cour de France en l’honneur des trois fils du roi Philippe, qui vont être armés chevaliers.
A l’occasion de cette cérémonie, on voit arriver d’Outre-Manche la fille du roi, Madame Isabelle de France, épouse d’Edouard II d’Angleterre.
L’ouverture des robes permet seulement de passer la tête et les « guimpes » (voir images) cachent les oreilles, le cou et les épaules. On utilise aussi des tissus de laine et de lin, assez grossiers.
Car c’est un crime de haute trahison pour un vassal que de séduire l’épouse de son suzerain. Ils subissent alors les châtiments atroces prévus pour le crime d’adultère : ils sont émasculés et écorchés vifs, puis leurs corps sont traînés sur du chaume fraichement coupé. Ils sont ensuite décapités, puis pendus par les aisselles pour être exposés aux regards du public.
 
Pardonnez-moi tous ces détails cruels et néanmoins authentiques… Heureusement pour vous, messieurs, les temps ont changé !
 
Nous connaissons le sort des amants et verrons la prochaine fois celui des princesses adultères et de leurs époux, trois futurs rois de France…
bliaud pour les hommes
A vrai dire, les femmes commencent à valoriser quelque peu leurs charmes.
 
Les brus de Philippe le Bel ne font pas exception à la règle… et Isabelle les considère comme des dévergondées… Elle a d’ailleurs un motif très précis pour suspecter la vertu des princesses : près de celles-ci papillonnent deux jeunes seigneurs de la suite de leurs époux : Philippe et Gauthier d’Aulnay, qui se montrent un peu trop assidus. Isabelle les regarde et reconnaît à leurs ceintures les aumônières (bourses) qu’elle avait offertes à ses belles-sœurs Blanche et Marguerite de Bourgogne.
Blessée et jalouse, elle fait part de ses soupçons au roi son père qui fait mener une enquête (Prude Isabelle ! Sachez qu’elle aura pourtant elle-même un amant, Mortimer, qui l’aidera à faire déposer le roi son mari !). Les insinuations d’Isabelle inquiètent Philippe le Bel. Il apprend que ses trois brus se jugent délaissées par leurs époux trop souvent absents, plus souvent à cheval et au jeu de paume qu’au logis et s’ennuyant, elles prennent leur revanche  en menant joyeuse vie avec de beaux cavaliers.
Jusqu’où sont allés leurs débordements et les orgies ? Des bruits courent qu’elles ont coutume de se livrer à la débauche en plein Paris, dans la tour de Nesle, au bord de la Seine.
Il faut dire que la mode a changé en France ; jusqu’au XIIe siècle, les costumes masculins et féminins sont similaires : une longue chemise de lin à manches longues et poignets serrés (la chainse), portée à même la peau et par-dessus une longue robe très ample (le bliaud), serrée à la taille par une ceinture, qui atteint les genoux pour l'homme et le sol pour la femme.
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