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Des dignitaires de l’Ordre sont emprisonnés à Chinon, dans la tour du Coudray, donjon circulaire construit par le roi Philippe-Auguste au XIIIe siècle. Nous avons vu les donjons carrés du Comte d’Anjou, Foulques Nerra ; avec Philippe-Auguste nous assistons à une évolution importante de l’architecture militaire : les premiers donjons circulaires, qui améliorent la surveillance car les angles morts des tours carrées disparaissent.
la cupidité, la négation des sacrements et les réunions nocturnes secrètes.
134 prisonniers avouent. Parmi ces chevaliers, 38 succombent à la torture. Seuls trois Templiers résistent à la torture et n’avouent aucun comportement obscène.
 
Une fois les aveux obtenus, le procès peut commencer ; il va durer 7 ans.
 


Et le pape ? que fait-il ?
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Le 18 mars 1314, Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay sont livrés aux flammes d’un bûcher dressé dans l’île de la Cité de Paris.
 
La légende veut qu’à l’instant de succomber dans les flammes, Jacques de Molay ait lancé une malédiction à l’attention du roi et du pape… Nous en parlerons la prochaine fois et verrons la suite et les conséquences de cette tragédie…
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Personnages de l'histoire
Le pape souhaite entendre lui-même ces 5 dignitaires à Poitiers mais Philippe le Bel prétexte qu’ils sont trop faibles pour faire le voyage. Qu’à cela ne tienne, le pape Clément V envoie alors trois cardinaux pour aller entendre les témoins à Chinon.
 
Ces agents du pape viennent vérifier les plaintes contre les accusés. Les 5 dignitaires de l’ordre sont interrogés l’un après l’autre et individuellement, devant des notaires publics et des témoins dignes de foi.
 
Parmi les accusations extorquées sous la torture, deux seulement concernant les rituels d’entrée dans l’Ordre sont reconnues par les dignitaires et retenues :
 
Tous nient avoir pratiqué la sodomie ; elle désigne à l’époque une pratique sexuelle n’ayant pas à voir avec la procréation et est  punie par la peine de mort. Il était ordonné à tous les nouveaux initiés de « s’abstenir de relations avec les femmes et, s’ils ne pouvaient contenir leur désir, de s’unir à des frères de l’Ordre ». Cette accusation n’est pas retenue.
 
- On retient par contre les « baisers honteux » : chaque frère devait embrasser sur la bouche le frère nouvellement admis. Ils expliquent que les Templiers s’embrassent en signe de respect.
 
- Tous les accusés admettent aussi avoir renié le Christ et craché sur le crucifix, à la demande de leurs confrères lors de leur initiation. La première idée qui vient c’est bien sûr le sacrilège que cela représente ! Il s’agit tout de même d’un Ordre religieux !
Ils expliquent alors que, dans ce rite, l’accent est mis sur l’OBEISSANCE ABSOLUE : comment mieux obtenir l’obéissance qu’en faisant effectuer au nouveau membre une transgression absolue. Hors, cracher sur la croix EST la transgression absolue, donc la plus grande preuve d’obéissance possible.
 
Toutes les autres accusations sont reniées en bloc et n’apparaissent pas sur le document traitant de l’interrogatoire et de la confession des 5 dignitaires :
le « parchemin de Chinon », daté du 17 au 20 août 1308.
l’adoration d’une idole appelée
le « Baphomet »
Afin d’essayer de protéger l’ordre du Temple, le pape Clément V veut faire venir les Templiers à Poitiers pour les entendre lui-même.
pour lire comme dans un livre
Jacques de Molay est donc réintégré dans l’Église.
Après l’arrestation massive des Templiers dans tout le royaume de France (voir article 51), Philippe le Bel demande aux souverains européens de faire de même, mais tous refusent craignant les foudres du pape. Le roi de France n’en est pas découragé pour autant et ouvre le procès des Templiers.
Cependant, l’ordre du Temple est un ordre religieux et ne peut subir à ce titre la justice laïque. Le roi Philippe demande donc à son confesseur Guillaume de Paris, qui est aussi Grand Inquisiteur de France, de procéder aux interrogatoires des 138 Templiers arrêtés à Paris.
Il faut savoir qu’en avouant, ils devaient être ensuite absouts et libérés. C’est la règle !…
Mais ils ont compris ensuite qu’au lieu de les libérer ou de leur donner une certaine peine spirituelle, ils seraient emprisonnés à vie. Eh oui ! Le roi Philippe ne veut pas les lâcher ! Il veut les détruire ! Et sous sa pression, le pape Clément V finit pas les abandonner.
 
Le pape reconnaît que des comportements condamnables s’étaient bien introduits parmi les Templiers, et prévoit une réforme radicale de l’Ordre, pour le fondre ensuite dans l’autre ordre religio-militaire, celui des Hospitaliers. Philippe le Bel réagit en déclenchant un véritable mécanisme de chantage, au terme duquel Clément V  finit pas céder : ne pouvant plus s’opposer à la volonté du roi de France, qui impose l’élimination des Templiers, le pape décide de supprimer l’Ordre. Il cède au roi et sacrifie le Temple…
 
C’est alors que se voyant perdus, Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay (voir plus haut) clament leur innocence. Ils reviennent sur leur confession et sur tout ce qu’ils ont avoué. La plupart des autres Templiers partout en France vont faire de même.
Par ailleurs, le parchemin de Chinon est précieux car il met en lumière les véritables pratiques secrètes des Templiers, les façons de procéder à l’initiation et les pratiques de l’Ordre, entourées autrement d’un grand secret.
La tour de Coudray de Chinon devient la prison de :
- Jacques de Molay, Maître de l’ordre des Templiers
- Raimbaud de Caromb, précepteur des commanderies templières en Outremer
- Hugues de Pairaud, précepteur de France
- Geoffroy de Gonneville, précepteur d’Aquitaine et du Poitou
- Geoffroy de Charnay, précepteur de Normandie.
Il s’agit d’un exemplaire original, constitué d’une seule feuille de grandes dimensions (700x580 mm), qui était à l’origine accompagnée des trois sceaux des trois légats apostoliques qui formaient la commission spéciale apostolique.
Ce document contient aussi l’absolution accordée par Clément V au dernier grand maître des templiers, le frère Jacques de Molay, ainsi qu’aux autre chefs de l’ordre après qu’ils eurent fait acte de repentance et demandé le pardon de l’Eglise ; après l’abjuration formelle, ils sont réintégrés dans la communauté catholique, et de nouveau autorisés à recevoir les sacrements.
Ils sont revenus sur leurs aveux… et sont donc « relaps » ! Ils ont avoué, juré, sont revenus dessus… à ce moment-là, cela devient un crime et ils sont alors condamnés au bûcher.
Des inscriptions et symboles mystérieux pour nous sont encore bien visibles dans la tour du Coudray. Ils ont été gravés par les Templiers emprisonnés dans la tour et personne encore à ce jour n’en a trouvé la signification… avis aux amateurs !
 chapitre VIII - Les Templiers
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Ils sont soumis à la « question », c'est-à-dire à la torture. A cette époque, questionner ne va pas sans torturer. Le début des « aveux » est déclenché,parmi lesquels reviennent souvent :
le reniement du Christ, des baisers obscènes au cours des rites d’entrée dans l’Ordre, la sodomie,
Tous mes remerciements à Alain Brugnot, peintre, poète... et mon infatigable correcteur
53 – Le procès des Templiers et leur passage en Touraine (Chinon)
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