# # Robots.txt file for http://www.capucine11.com # Generated by www.iseom.com - see website for more SEO tools User-agent: * 62 - La régence du dauphin Charles (texte) - Histoires en Pays de Loire
 
Etienne Marcel veut mettre en place une forme de régime parlementaire et impose au dauphin une « Grande Ordonnance » (3 mars 1357) qui prévoit le contrôle des finances et le gouvernement du royaume par les états généraux, donc par lui-même, car petit à petit les provinciaux, les membres de la noblesse et le clergé se tiennent à l’écart. Personne au fond n’est très pressé de se solidariser avec la bourgeoisie parisienne.
 
Le dauphin, quant à lui, a l’habileté de ne pas heurter de front l’assemblée, il cherche à gagner du temps et fait mine d’accepter la grande ordonnance, à la fureur de son père le roi Jean, retenu à Londres.
En l’absence du roi, c’est son fils,
 
le dauphin Charles (futur Charles V le Sage),
 
jeune homme de 18 ans et de santé fragile, qui assure la régence et doit faire face à la situation.
Après la cuisante défaite de Poitiers le 19 septembre 1356, le roi Jean II le Bon, prisonnier des Anglais, commence à négocier sa libération.
Mais il faut attendre quatre ans pour que soit signé finalement le
 
« traité de Brétigny » en 1360 :
 
La rançon du roi est fixée à trois millions de livres (environ trente millions d’euros), équivalant à la totalité des recettes du roi pendant deux ans.
En outre, le roi d’Angleterre obtient un bon tiers du royaume de France, tout l’ouest si l’on considère que la Bretagne est contrôlée par un de ses alliés.
la révolte paysanne est étouffée dans le sang.
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Pressé par les difficultés militaires et financières, il convoque les états généraux, réunion de la noblesse, du clergé et de la bourgeoisie. C’est dangereux mais il n’a guère le choix.
 
Il trouve en face de lui de riches bourgeois qui vont profiter de la situation pour essayer de prendre le pouvoir.
Ceux-ci imposent leur volonté, décident de taxer plus fortement les pauvres que les riches, veulent préserver désormais la fortune des gros bourgeois de Paris et des bonnes villes du royaume.
Est-ce une révolution avant la date ? Pas tout à fait, plutôt un coup d’Etat de la haute bourgeoisie… qui a bien failli réussir !
Quelques temps plus tard, bien que les états n’aient pu encore obtenir la libération de
 
Charles le Mauvais de Navarre,
 
ce dernier est libéré par son propre
geôlier après un audacieux coup de main des bourgeois d’Amiens.
Il fait alors une entrée en force dans Paris et rejoint Etienne Marcel et l’évêque Le Coq.
Etienne Marcel fait acclamer Charles le Mauvais, reconnu « capitaine » de Paris. Mais dans le même temps, à l’intérieur même de ce Paris livré au Navarrais, le mécontentement ne fait que grandir car Charles le Mauvais a partie liée avec les Anglais, tout le monde le sait, et la population reste franchement hostile à tout ce qui touche à l’Anglais de près ou de loin. Le parti loyaliste, qui sait que le dauphin est aux portes de Paris, s’organise et finalement dans la nuit du 31 juillet 1358, une révolte éclate et Etienne Marcel est massacré. Le dauphin peut rentrer dans Paris.
Pendant quatre ans, avant la signature du traité et la libération du roi, la France ne connaît ni paix, ni même une trêve.
La guerre s’éternise. On résiste, la guérilla succède à la vraie guerre, les hostilités deviennent locales, les mercenaires anglais démobilisés pillent le pays pour s’enrichir et n’obéissent qu’à leurs propres règles.
La France est dévastée, elle n’a plus ni roi, ni armée, et le peuple se défend comme il peut.
La défaite a été allègrement supportée par le roi Jean, prêt à payer, c’est la règle du jeu. Les féodaux sont d’humeur à s’y résigner, mais les populations ressentent tout autrement cette catastrophe sans précédent. L’idée du triomphe de l’étranger détesté, d’avoir un Anglais pour roi, exaspère les bourgeois, les paysans, l’homme de la rue.
Sûr de sa force maintenant, Etienne Marcel va plus loin. Il envahit le palais, monte avec ses hommes de main dans la chambre à coucher du dauphin, assassine froidement sous ses yeux deux maréchaux qui tentaient de s’interposer et oblige le dauphin à coiffer le chaperon aux couleurs de Paris – rouge et bleu. Bref ! Il capture le dauphin !
Etienne Marcel a la situation bien en main : l’alliance de Charles le Mauvais lui procure les forces armées nécessaires et le dauphin est complètement sous sa coupe.
 
Mais le coup d’Etat va échouer. Sous prétexte que Charles le Mauvais avait fait adresser une convocation aux nobles de Picardie, le dauphin quitte Paris pour Senlis… Hors de portée d’Etienne Marcel, il reprend sa liberté…
Le dauphin se révèle alors un excellent tacticien. Paris lui est nuisible mais il sent bien que les provinces lui restent fidèles : Picardie, Artois, Champagne, Senlis, Compiègne, ses plans sont couronnés de succès et tous lui accordent une aide et des crédits sans difficulté. Charles peut ainsi se constituer une armée. Sûr de lui, il désavoue toutes les ordonnances et ordonne de mettre en état de défense les alentours de Paris.
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La couronne est sauvée, il s’en est fallu de peu. Jean II le Bon peut rentrer de captivité, son fils a réussi à lui garder le trône… mais ce ne sera qu’un aller-retour, comme nous le verrons la prochaine fois…
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C’est alors qu’éclate la « Jacquerie », une révolte paysanne aussi courte que brutale, qui ensanglante les campagnes, incendie les châteaux, traque les nobles accusés de lâcheté et de trahison à la suite de la défaite de Poitiers, nobles qui taxent les paysans encore et encore pour payer leur rançon.
 
Etienne Marcel tente d’exploiter ce mouvement à son profit et de s’allier avec Guillaume Carle, le chef des « Jacques », mais il se rend compte qu’il serait vain d’espérer canaliser pareille horde et c’est Charles le Mauvais qui se charge de mettre fin à la jacquerie avec une brutalité inégalable.
Dans toutes les provinces, le pouvoir d’Etienne Marcel s’évanouit complètement. D’ailleurs, celui-ci maintenant laissé à lui-même depuis le départ du dauphin, est parfaitement conscient de n’être que l’élu de la bourgeoisie… et de la bourgeoisie parisienne. Il se retourne alors vers Charles le Mauvais et s’allie ouvertement avec lui.
Ce mouvement bourgeois est mené par
 
Etienne Marcel,
 
prévôt des marchands de Paris, en quelque sorte le maire de Paris, et l’évêque Robert Le Coq, partisan convaincu de Charles le Mauvais de Navarre, prétendant au trône, que Jean II le Bon avait fait arrêter.
62 - La régence du dauphin Charles
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