# # Robots.txt file for http://www.capucine11.com # Generated by www.iseom.com - see website for more SEO tools User-agent: * 65 - reconquête du royaume (texte) - Histoires en Pays de Loire
 
Charles V, comme nous l'avons vu dans l'article précédent, restaure l'image et l'autorité royale, assainit les finances, améliore la situation économique, ce qui lui donne les moyens de créer une armée permanente. Il va maintenant pouvoir penser à la reconquête de son royaume sur les Anglais et débarrasser la France des « Grandes Compagnies », ces bandes de mercenaires démobilisés qui vivent de rapines et de pillages et saignent le pays.
Le Prince de Galles (« prince noir ») revient vainqueur mais ruiné de Castille et ne peut solder ses troupes. Il doit donc lever des impôts sur son duché d'Aquitaine (obtenu par le traité de Brétigny).
Jean d'Armagnac
à la bataille de Najera, le prince noir inflige une terrible défaite aux franco-castillans, mais cette bataille les débarasse défintivement de nombre de routiers
Cela aura un double effet : l'économie du pays, débarrassé des Compagnies, va être relancée et l'implication dans ce conflit du prince noir, héritier de la couronne d'Angleterre, va ruiner ce dernier.
 
Habile, vraiment, notre roi Charles...! Vaincre l'Anglais en le ruinant... Il fallait y penser!
 
Cette victoire se fera aussi grâce aux succès diplomatiques qu'il obtient en «retournant» les vassaux gascons favorables à l'Angleterre et en isolant celle-ci du reste de l'Europe. La reconquête s'effectue en grande partie en encourageant le sentiment national naissant, transformant les Anglais en envahisseurs.
 
Charles comprend qu'un souverain doit avoir le soutien de ses sujets. Il doit reconquérir les cœurs avant les territoires perdus, dans son bon droit et avec le soutien de la population qui l'accepte comme souverain.
 
Prenons pour être clair l'exemple de l'Aquitaine :
Alors que la situation de celles-ci devient inconfortable sur le sol français, l'idéal serait de les convaincre d'aller combattre ailleurs... ce sera chose faite quand Charles V confie à Du Guesclin, son capitaine breton de confiance, la mission de les emmener combattre en Espagne pour le compte de son allié (Henri de Trastamare).
Il traite ce problème des « Grandes Compagnies » avec la plus grande rigueur et efficacité. Il veut faire comprendre que le royaume n'est plus un havre de paix pour les pillards.
Charles V fait appliquer la loi et ne négocie pas avec les truands. Le roi et ses frères organisent cette lutte au sein de chaque région et c'est rapidement tout le pays qui s'organise contre les Compagnies.
65 - Reconquête du royaume
Son ressentiment tourne à l'exaspération quand le Prince de Galles démobilise les Grandes Compagnies qu'il n'a pas pu solder... et qui se payent en pillant le Rouergue, son domaine ! Jean refuse de payer l'impôt que veut percevoir le Prince de Galles déjà endetté vis-à-vis de lui et qui, en tant que suzerain, aurait dû le protéger des Grandes Compagnies. Il fait appel à Edouard III (roi d'Angleterre) qui répond négativement.
 
Alors, il se tourne vers Charles V (en mai 1368), lui reconnaissant implicitement sa souveraineté et pourtant,  d'après le traité de Brétigny, le transfert de l'Aquitaine à la couronne de France ne doit se faire qu'une fois la rançon du roi Jean versée, ce qui est loin d'être le cas. En acceptant de répondre à son appel, Charles V fait acte de souveraineté sur la Guyenne. Le Prince de Galles peut donc être jugé en France pour avoir voulu prélever un impôt auquel il ne pouvait dès lors pas prétendre ! (Machiavel n'est pas encore né, mais l'idée est déjà là...)
 
Charles V laisse la « cour de justice » de Paris mener la lente procédure qui doit condamner le Prince noir et profite du délai pour essayer d'obtenir qu'un maximum de seigneurs gascons se joignent au comte d'Armagnac. Le temps gagné par ce procès est occupé à faire « tourner français » les seigneurs gascons.
Pour se les attacher, Charles exempte d'impôts pendant 10 ans ceux qui le rejoignent sous prétexte qu'ils auront besoin d'argent pour lutter contre le Prince de Galles... Nombreux sont ceux qui rallient alors le camp français.  Eh ! On n'attire pas les mouches avec du vinaigre !
 
Tout cela relance bien sûr le conflit entre la France et l'Angleterre.
 
Les circonstances sont toutefois différentes maintenant dans chacun des deux camps. Comment les choses tourneront-elles ?... Eh bien ! C’est ce que nous verrons la prochaine fois…
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Hors, certains seigneurs n'ont accepté qu'à contrecoeur le changement de suzeraineté imposé, en particulier Jean d'Armagnac, qui était proche de Jean le Bon. Lui aussi est revenu ruiné d'Espagne où son armée a combattu pour le Prince noir (devenu son suzerain depuis « Brétigny »).
Jean d'Armagnac réclame en vain au Prince anglais les 200000 florins que celui-ci lui doit pour payer ses hommes.
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