# # Robots.txt file for http://www.capucine11.com # Generated by www.iseom.com - see website for more SEO tools User-agent: * 68 - Départ de Louis d'Anjou (texte) - Histoires en Pays de Loire
 
Les choses s'aggravent en 1382 quand Louis d'Anjou, ayant compris les difficultés qu'il y avait à gérer les affaires de France, voit l'occasion d'être roi en Italie grâce à  Jeanne 1re de Naples (dite « la Reine Jeanne ») qui est aux abois. Veuve pour la troisième fois et sans enfants encore vivants, elle adopte Louis et en fait son héritier en échange de son aide, à la place de son cousin Charles III de Duras, trop vindicatif.
Philippe le Hardi (duc de Bourgogne), qui a la garde des enfants royaux, peut inspirer au roi la politique à mener. Il a donc une carte importante à jouer mais il est très occupé par les affaires de Flandre.
L’agitation devient générale mais c’est dans le Midi, et particulièrement à Béziers, qu’elle est la plus violente. Les insurgés massacrent les notables se trouvant là, violent leurs femmes et pillent la ville.
Le duc de Berry (qui a reçu l’administration du Languedoc des mains de son frère Louis d’Anjou.) décide alors de marcher contre les rebelles. La répression est sanglante : de nombreux émeutiers sont exécutés, et la ville doit payer une lourde amende.
Au cours de l’été 1382, Charles de Duras, le cousin déshérité de la reine Jeanne mais revanchard, veut prendre le pouvoir de force. Il pénètre dans Naples et assiège la reine.
la reine Jeanne
Jean de Berry doit gérer son immense apanage qui représente le tiers du royaume.
Bien que déjà sacré roi à l’âge de 12 ans, au lieu des 14 ans préconisés par son père, le défunt Charles V, Charles VI est trop jeune pour gouverner.
 
Le royaume est aux mains de ses oncles, qui en profitent pour évincer les conseillers de Charles V. Ils se partagent la régence et donc les recettes fiscales.
Louis d’Anjou, de par sa position d’aîné, a la présidence.
Les hommes du duc de Berry, toujours présents dans la région, ne tardent pas à s’attaquer à ces rebelles.
 
Finalement, en juillet 1382, il ne reste qu’une région en état d’insurrection, la Flandre.
On décide d’y organiser une expédition punitive, mais à laquelle le régent, Louis d’Anjou, refuse de participer. En effet, ce dernier, adopté par la reine Jeanne de Naples en juin 1380, décide de faire valoir son héritage.
Une autre insurrection se déclare aussi en Auvergne : les « Tuchins » qui sont surnommés ainsi car ils tuent même les chiens. Ils décident de marcher sur le Languedoc, s’emparant de Nîmes, qu’ils pillent sans vergogne.
Charles de Duras
Cet accord réalise les ambitions que le duc d'Anjou nourrit depuis longtemps.
Il fait financer son expédition dans le royaume de Naples par la couronne : 60000 francs sur les « aides » et 50000 en faisant fondre la vaisselle royale. Il a beau promettre qu’il remboursera… Il vide les caisses et l’argent manque !
 
Le roi et son conseil n'ont d'autre issue que de rétablir l'impôt sans l'aval des états généraux.
château de Nocera
Il débarque à Aquila et est couronné
« roi de Sicile et de Jérusalem » (c’est le titre royal de Naples) par l’antipape Clément VII (ainsi nommait-on les papes d’Avignon).
Aquila
l'antipape Clément VII
Ce qu’il a peut-être pris pour une promenade de santé s’avère pourtant bien plus difficile qu’il ne croyait. En arrivant dans le royaume de Naples, il trouve la majeure partie des populations hostiles et presque toutes les places fortes sont occupées par les garnisons de son adversaire Charles de Duras. En capitaine habile et prudent, ce dernier évite le combat et laisse l'armée ennemie s'épuiser par les fatigues et le climat. Il ruine de cette façon la puissante armée du duc d’Anjou.
Louis d'Anjou à Naples
Louis d’Anjou meurt de fièvre à Bari à l’automne 1384, laissant la Provence à son fils Louis II d’Anjou, âgé de 7 ans, sans avoir obtenu de résultat décisif contre son compétiteur Charles de Duras, qui conserve le pouvoir effectif dans le royaume de Naples. La régence en Provence est assurée par sa veuve, Marie de Blois.
Le corps du duc Louis est ramené à Angers sur ordre de son ennemi Charles de Duras qui prend même le deuil à sa mort. Il est enterré dans la cathédrale, dans un tombeau où les cendres de sa femme (décédée en 1404) viendront par la suite rejoindre les siennes.
Tout comme Louis d’Anjou, c’est à Angers que nous nous retrouverons la prochaine fois, dans le château, pour admirer la superbe tenture de « l’apocalypse », dont il était le commanditaire…
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En quelques jours des révoltes éclatent partout en pays de langue d'oïl, à commencer par la Normandie : à  Rouen, Caen, puis Falaise, Orléans, Reims, Amiens, Laon... A Paris, les contribuables descendent dans la rue armés de maillets de plomb (d’où le surnom de « Maillotins »).
En septembre 1382, Louis d’Anjou entreprend de mettre la main sur ce double héritage de Naples et de Provence que lui a laissé la reine Jeanne. Il traverse les Alpes vers le royaume de Naples. Les hommes et les trésors qu’il traîne derrière lui sont désormais perdus pour la France.
Louis d'Anjou, ne mesurant peut-être pas la gravité de la situation du royaume de Naples, n'intervient pas immédiatement, trop occupé à gérer pour le moment les affaires de France. L’aide que Jeanne a demandé à Louis d’Anjou n’arrive pas à temps.
 
Ne recevant aucun secours, elle capitule  et est placée en détention au Château de l'Oeuf, puis à celui de Nocera. Le 27 juillet 1382, Charles de Duras fait étouffer Jeanne dans sa prison.
château de l'Oeuf
Louis d’Anjou garde donc les mains libres.
 
Pourtant, la situation n’est pas rose pour les oncles du roi : à sa mort, Charles V, pris de remords, a décidé d’abolir les « fouages », un impôt extraordinaire justifié par la guerre contre l’Angleterre et qui n’a plus lieu d’être depuis la trêve de Bruges. Les oncles sont contraints d’entériner l’abolition.
Mais comme aucune paix n’a été signée avec l’Anglais, le conseil argumente que, pour prévenir une éventuelle chevauchée anglaise, il faut que le pays verse une « aide ». Bien sûr, le peuple rechigne et finalement l’importance de cette aide est laissée à l’appréciation des villes… Vous l’aurez compris, elles donnent le minimum et les entrées fiscales ne sont pas à la hauteur de ce que nos tontons auraient pu espérer, et ne couvrent pas le train de vie de l’Etat… et de leurs duchés !  
Il ne gère donc pas ces révoltes ; il est déjà en route pour l'Italie… Aucun trône n’est accessible pour lui en France où il ne sera jamais plus que Régent, alors pourquoi pas une couronne à Naples ? Ce rêve italien va lui enlever toute notion de responsabilité sur ses devoirs en France.
le port de Naples
Alors, partons pour l’Italie… Que se passe-t-il là-bas ?
Les débris de sa superbe armée réduits à la dernière misère se dispersent pour regagner isolément la France. On voit de nobles barons cheminer en mendiant leur pain sur les grandes routes d’Italie.
Au total, Louis d'Anjou et ses descendants assurent la mainmise française sur la Provence mais n'assiéront jamais leur autorité en Italie.
Bari
68 - Le gouvernement des "tontons"
Départ de Louis d'Anjou
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