# # Robots.txt file for http://www.capucine11.com # Generated by www.iseom.com - see website for more SEO tools User-agent: * 64 - Charles V, roi sage (texte) - Histoires en Pays de Loire
 
Ce roi très fin et sage, très instruit et pieux, amoureux de la justice et du droit, légiste et diplomate-né, saura s'entourer des meilleurs conseillers. Il a l'esprit vif et est proprement machiavélique. Son tempérament tranche avec celui de son défunt père dont la grande sensibilité se traduisait par des explosions de colère non contenues,  qui ne s'entourait que de personnes avec lesquelles il avait des liens d'amitié et pour qui seule la bravoure au combat comptait. Charles est de santé fragile et sa main droite est si enflée qu'il ne peut manier d'objets pesants,  il est donc incapable de manier la lourde épée utilisée pour les tournois ou les combats. Il doit faire « montre de noblesse » autrement. Ce roi va reconquérir par la sagesse ce que ses prédécesseurs ont perdu sur les champs de bataille.
à l'origine, l'écu royal est un semis de fleurs de lys dont le nombre n'était pas déterminé.
Il cultive des qualités intellectuelles assez inédites pour l'époque, pour un roi en tout cas, à la manière de Saint-Louis rendant justice sous un chêne. Ces qualités feront de lui un des plus grands rois que nous ayons eus. Rendu prudent et réfléchi, patient en diplomatie comme en toute chose, c'est le roi qui aura une des carrières royales les plus et les mieux remplies.
 
Pour asseoir son autorité, Charles V et ses conseillers imposent l'idée que le roi est de droit divin, ce qui élimine définitivement toute contestation de la légitimité des Valois par les Anglais ou les Navarrais. Il faut bâtir l'image d'un roi sage, à la fois saint et savant et aussi une nouvelle vision de la monarchie.
Pour ce faire, le soutien des arts et de l'architecture tient une large place ; il s'agit d'un moyen de figurer la restauration de l'autorité royale. L'image du roi sera donc partout, ce qui constitue à l'époque une nouveauté : on trouve des statues de Charles V au Louvre, au Châtelet, à la Bastille.
Le sceptre de Charles V :
 
Il est entièrement dédié à Charlemagne.
 
Sur le noeud, les bas-reliefs représentent trois scènes de la légende de l'empereur.
Cette iconographie témoigne de l'importance du culte de Charlemagne à la cour des Valois et de Charles V en particulier, ainsi que leur volonté d'affirmer leur légitimité en se plaçant à la suite de cet empereur carolingien.
 
La statuette figure Charlemagne  sur un trône, placé sur une fleur  de lis au naturel.
La décoration des différents logis du roi fait appel aux images saintes, statuettes, tableaux représentant la Vierge ou les saints et rappellent que le pouvoir du roi est d'origine divine. On retrouve la trinité jusque dans les armoiries royales de France qu'il fait changer :
Charles V le simplifie et le sacralise en même temps en choisissant le nombre précis de trois fleur de lis, évoquant bien sûr la trinité...
On distingue maintenant les armes de France « anciennes » et les armes de France « modernes ».
 

De fait, Charles est un patron des arts et de la culture : il reconstruit le Louvre et y fonde la première « librairie royale », qui deviendra quelques siècles plus tard la « Bibliothèque nationale de France ». Elle contient une partie de ses livres (965). La légende veut qu'il les ait tous lus, ce qui ne serait pas étonnant vu sa grande culture et ses connaissances variées, un fait exceptionnel pour l'époque. C'est un intellectuel accompli, adepte de Socrate, qu'il fait traduire, mais aussi d'astrologie, d'art divinatoire, d'astronomie...
 
Tout ça c'est bien beau me direz-vous, mais la France est en pleine crise économique et financière ! Non, il ne l'oublie pas...
 

Il va commencer par rétablir une monnaie forte.
 
Son père Jean le Bon venait de créer le « franc » à son retour de captivité, une monnaie nouvelle à très forte teneur en or (le 5 décembre 1360).
C'était aussi la principale demande des états généraux.
Le roi Jean a créé cette monnaie à son image, montrant bien son caractère chevaleresque. Le « franc à cheval » représente Jean le Bon sur un destrier, brandissant l'épée, dans la droite lignée de l'idéal chevaleresque, avec le terme « Francorum Rex » (roi des Francs).
Olivier de Clisson
Jean de Boucicaut
Relancer l'économie, rendre la France plus forte face à l'ennemi, cela consiste aussi à la débarrasser des « Grandes Compagnies », ces bandes de mercenaires démobilisés qui vivent de rapines et de pillages et saignent le pays.
 
Pour ce faire, il applique plusieurs méthodes :
 
- Une politique de grands travaux, la construction de fortifications surtout, qui créent du travail, évitant une inactivité malsaine et que des vagabonds aillent grossir les rangs des Grandes Compagnies. Cette politique permet de réinjecter des liquidités dans l'économie... Au total, il relance l'économie en quelques années et peut compter sur des rentrées fiscales très importantes (1,6 millions de Francs par an). Cela valide aussi dans l'opinion publique la bonne utilisation des impôts...
 
- Cet argent qui rentre va lui permettre de créer une armée permanente, chose inédite encore en France.
Finies les grandes chevauchées épiques et chevaleresques, certes, mais si peu efficaces ! On se souvient du fiasco de son père sur les champs de bataille de Crécy et de Poitiers... Finies les cavalcades épiques des barons féodaux ! Désormais, une milice permanente procèdera par opérations de guérilla plutôt que par meurtriers engagements frontaux. Finies les batailles rangées, ce sera dorénavant une guerre d'escarmouches et de sièges, grignotant patiemment le territoire ennemi. Et lui-même, se sachant physiquement trop faible, a la sagesse de ne jamais paraître à la tête de ses armées, contrairement aux usages de l'époque, et dirige tout du fond de son cabinet. Il choisit avec soin ses généraux. Il confie ses armées à des capitaines chevronnés, tels que
Charles V va avoir à cœur de garantir la stabilité du franc, qu'il met à son image et devient avec lui le « franc à pied ». Il se porte garant de sa stabilité, mettant fin aux mutations monétaires très fréquentes auparavant et tant décriées. Il veut ainsi favoriser les échanges et relancer l'économie.
et à ses frères, dont Louis d'Anjou, qui aura la carrière militaire la plus brillante. Louis sera l'un des principaux artisans de la reconquête des territoires concédés par le roi Jean, son père, aux Anglais, et mènera une lutte particulièrement efficace contre les Grandes Compagnies.
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(*) commentaire(s)
Bertrand du Guesclin
Après les défaites françaises contre les Anglais et les tragiques évènements de la régence du dauphin Charles, les Valois n'ont plus aucune autorité. Il faut absolument restaurer l'image de la royauté. Ce sera le plus grand défi de Charles V.
64 - Charles V, roi sage
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- La participation des frères du roi dans la lutte contre les Grandes Compagnies et la reconquête des territoires cédés aux Anglais se fait dans l'esprit de la décentralisation imaginée par Jean le Bon en distribuant des apanages à ses fils (voir article précédent). Chacun se charge de faire respecter l'ordre dans son duché et de lutter contre ces bandes armées dévastatrices...
 
Charles V traite ce problème des Compagnies avec la plus grande rigueur et efficacité. Il veut faire comprendre que le royaume n'est plus un havre de paix pour les pillards.
 

Nous verrons la prochaine fois cette lutte et la reconquête contre les Anglais...
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