# # Robots.txt file for http://www.capucine11.com # Generated by www.iseom.com - see website for more SEO tools User-agent: * 63 - L'aller-retour de Jean II le Bon (texte) - Histoires en Pays de Loire
 
63 –  L’aller-retour de Jean II le Bon
Pour calmer ses fils impétueux, le roi Jean décide de leur confier des apanages, ce qui correspond aussi à une volonté politique, car la superficie du domaine royal pose des problèmes de gouvernance. C'est une forme de décentralisation. Charles, l’aîné, possède déjà le duché de Normandie et en tant qu'héritier le Dauphiné, Louis (fils otage) reçoit l'Anjou et le Maine qui deviennent des duchés, Jean (otage aussi) le Berry et Philippe la Touraine puis plus tard la Bourgogne.
 
La situation économique en France est catastrophique et le roi Jean est bien en peine de payer sa faramineuse rançon. Aussi Louis, notre jeune marié, s'impatiente. Obtenant la permission des Anglais d'aller en pèlerinage à Notre-Dame de Boulogne où l'attend sa jeune épouse, il décide de s'enfuir, rompant le serment qu'il a fait lors de sa venue à Londres. Accompagné d'une escorte anglaise, il s'en débarrasse dès qu'il pose le pied en France et part avec son épouse se réfugier chez son oncle l'empereur Charles IV (rappelons que l’empereur Charles IV règne sur le Saint-Empire romain germanique).
Le roi Jean II le Bon, prisonnier des Anglais, est libéré après la signature du traité de Brétigny en 1360, contre une rançon de trois millions d’écus et la cession de toute l’Aquitaine aux Anglais, soit un tiers du territoire.
En gage de respect des clauses du traité, et surtout pour garantir le paiement de la rançon, cinq otages sont envoyés en Angleterre, parmi lesquels deux des fils du roi :
- Louis d’Anjou, qui nous intéressera plus particulièrement dans notre histoire du Val de Loire et nous emmènera à Angers,
- et Jean de Berry, son jeune frère.
extrait des "très riches heures du duc de Berry"
Le sacre peut avoir lieu dans la cathédrale de Reims.
 

Le nouveau roi prend alors une décision qui montre clairement sa volonté politique : les prisonniers français pris à Cocherel sont décapités et non mis à rançon comme il est d'usage à cette époque. Ce qui signifie que la guerre privée contre le roi est à présent considérée comme de la trahison.
 
Le plus grand défi de Charles V sera de restaurer l'autorité de la couronne après les tragiques évènements du temps de sa régence (voir article 62). La monnaie en chute libre, les pillages récurrents et l'insécurité des routes entravent le commerce, et l'économie est au plus mal. En somme, les Valois n'ont plus aucune autorité.
 
Il faut absolument restaurer l'image de la royauté… ce que nous verrons, bien sûr, la prochaine fois…
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(*) commentaire(s)
Louis d'Anjou
Son fils aîné, le dauphin Charles, qui avait déjà assumé une régence très difficile pendant la captivité du roi Jean, lui succède sous le nom de
 
Charles V dit « le Sage ».
bataille de Cocherel
Mis devant le fait accompli, Jean le Bon, soucieux de tenir sa parole face aux Anglais  (n'oublions pas son esprit plus chevaleresque que rationnel) repart à Londres le 3 janvier 1364 se constituer prisonnier à la place de son fils évadé...
Jean de Berry
A peine sur le trône, Charles V se souvient du danger que représente toujours son cousin Charles le Mauvais, roi de Navarre, qui revendiquait déjà la couronne lors de sa régence et menace sérieusement de recommencer. Cette fois Charles V prend les devants et lance l'offensive contre ce cousin trop dangereux : les forteresses normandes du Navarais sont conquises par Bertrand du Guesclin. Charles le Mauvais contre-attaque et tente d'empêcher le sacre de Charles en lui coupant la route de Reims. Mais Du Guesclin le bat en mai 1364 à la bataille de Cocherel, ce qui met fin à la guerre civile et rétablit l'autorité royale aux yeux de la population.
Louis d'Anjou et Marie de Châtillon
Sont aussi otages le frère du roi, Philippe d’Orléans, qui avait tourné bride dès le début de la bataille de Poitiers, son cousin Louis de Bourbon et son principal conseiller, Bonabès IV de Rougé et de Derval.
 
La rançon ne sera pourtant que partiellement payée et le traité ne sera pas durable, mais il permet une trêve de neuf ans.
cliquez à droite pour un accompagnement musical
Louis et son frère Jean n’ont bien sûr aucune envie d’aller en Angleterre, Louis d’autant moins qu’il vient de se marier, sans aucune autorisation d'ailleurs, avec Marie de Châtillon, alors qu’il était promis à une fille du roi d’Aragon.
Je vous ai prévenu la dernière fois que sa libération ne serait qu'un aller-retour ! Il espère aussi renégocier le traité de Brétigny... On peut toujours rêver !
Mais il ne reviendra pas vivant. Il meurt à Londres trois mois plus tard, le 8 avril 1364.
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