# # Robots.txt file for http://www.capucine11.com # Generated by www.iseom.com - see website for more SEO tools User-agent: * 23 - L'église de Candes-Saint-Martin
 
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La première église de Candes a été fondée par Martin, lors de son évangélisation des campagnes. Elle était dédiée à Saint-Maurice, qui était, comme Martin, dans la légion romaine. Il commandait la « légion thébaine », une troupe appelée d’Egypte, pour soutenir l’empereur Maximilien, ce même Maximilien avec qui Martin eut du fil à retordre. Vous souvenez-vous qu’il l’avait obligé à communier avec les évêques persécuteurs de ceux que lui-même venait défendre ? Maurice a eu moins de chance : Maximilien voulait le contraindre, lui et ses soldats, à agir contre leur conscience en persécutant d’autres chrétiens. Ils refusèrent…et furent massacrés.
Mais après la mort de Martin, le nom de Candes est de plus en plus associé au nom de Saint-Martin.
Ainsi, l’église actuelle, construite au XIIe siècle, est dédiée à
 
« Saint-Martin et Saint-Maurice »
 
mais de plus en plus souvent on parle de
 
« l’église Saint-Martin »
 
et le nom de Maurice s’évanouit dans les annales de l’histoires.
La commune de Candes elle-même changera de nom pour devenir officiellement             « Candes-Saint-Martin » en 1949.
 
Voyons l’église plus en détail :
 
Elle est construite au XIIe siècle dans le style « gothique Plantagenêt »…c’est l’époque où les rois Plantagenêt d’Angleterre vivaient en Touraine (je n’en parlerai pas aujourd’hui car nous y viendrons très bientôt).
 
Nous sommes encore loin du style gothique qui devient flamboyant au XVe siècle. Ici, c’est un style encore très pur dans ses lignes et sobre dans ses décorations. Les voûtes se brisent déjà et s’élancent davantage que dans le style roman.
Reprenons aujourd’hui le fil de notre histoire en revenant à Candes-Saint-Martin.
 
Nous avons vu que c’est dans ce village qu’est mort Martin, l’évêque de Tours (revoir l’article18).
 
Magnifique village situé à une cinquantaine de kilomètres de Tours, et une dizaine de Saumur, aux portes de l’Anjou, Candes est situé au confluent de la Loire et de la Vienne, d’où son nom, qui vient du latin « candatum » et signifie confluent.
Le village est groupé autour de son église, d’une taille et allure impressionnante pour un si petit village, car celle-ci a été fortifiée pendant la guerre de cent ans (époque que nous verrons plus tard dans notre histoire).
Martin s’est rendu lui-même sur le lieu du martyre et en a rapporté trois fioles contenant du sang. Selon la légende, ce sang était sécrété par les brins d’herbe à l’endroit du massacre, donc le sang des martyres.
 
Il donna une des fioles à la cathédrale d’Angers, la deuxième à la cathédrale de Tours et la troisième à l’église de Candes.
La première fiole fut détruite durant les guerres de religion, la deuxième durant la révolution française. Seule demeure la fiole de Candes.
 
La première église de Candes fut donc placée sous le patronage de Saint-Maurice puisqu’elle en conservait les reliques.
Ici la nef, composée de trois vaisseaux de dimensions identiques, donc de même hauteur (ce qui est très rare) y gagne une clarté et une légèreté étonnantes, ainsi qu’une impression incroyable de grandeur et de hauteur.
Imaginez donc aussi ce porche de l’église de Candes polychrome…et les statues… avec des têtes bien sûr ! Mais là, ce n’est malheureusement pas rare, la plupart des statues ont été décapitées pendant la révolution française. On décapitait autant les rois, reines et nobles que les Saints…même en statues ! Surtout si le curé de la paroisse refusait de célébrer le culte de la « déesse raison », seul culte reconnu par les révolutionnaires, qui s’inspirait des idéaux des libres-penseurs comme Voltaire ou Rousseau et qui nous lègue ces trois mots : liberté, égalité, fraternité.
Les clercs de Candes n’ont pas pu garder le corps de Martin, subtilisé par les Tourangeaux (revoir article 18), mais ils ont gagné là une magnifique église en vérité.
 
Avant de quitter Candes, sortons du village vers Saumur en suivant la Loire pour nous trouver au pied du château de Montsoreau, qui avait autrefois les pieds dans l’eau. Il a inspiré Alexandre Dumas dans son roman « la Dame de Montsoreau ». Le voici :
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La prochaine fois, nous suivrons la dépouille mortelle de Martin jusqu’à Tours et verrons la basilique qui abrite toujours son tombeau.
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23 - L'église de Candes-Saint-Martin
Les chapiteaux d’angles sont décorés de frises de personnages vêtus comme au XIIe siècle et… peints ! Je le souligne car il est exceptionnel de voir encore des sculptures polychromes dans nos églises aujourd’hui et nous oublions bien souvent, ou ne savons tout simplement pas, que les églises et cathédrales étaient autrefois peintes. Imaginez ces porches de cathédrales richement sculptés et…polychromes ! (Certaines illuminations de villes recréent aujourd’hui sur les cathédrales les couleurs de leurs façades et porches. C’est surprenant, on n’est pas habitué).
 
 
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