# # Robots.txt file for http://www.capucine11.com # Generated by www.iseom.com - see website for more SEO tools User-agent: * 12 - l'orgue renaissance et les Beaune de Semblançay - Histoires en Pays de Loire
 
Sous le règne de François 1er, Jacques Beaune de Semblançay devient surintendant des finances. Parmi ses attributions, il est chargé de rétribuer les troupes du roi.
 
Hors, son irrésistible ascension va prendre fin suite à un différent avec la reine mère Louise de Savoie :
 
En 1522, François 1er essuie une défaite en Italie et perd le Milanais car les troupes engagées ne reçoivent pas leur solde et se démobilisent. Le responsable est bien sûr…. le surintendant des finances !
 
Où est passé l’argent ? Il s’agit quand même de 400 000 écus !
 
Questionné, Jacques de Beaune avoue avoir remis cette somme à Louise de Savoie, qui l’exigeait pour rembourser une dette qu’elle avait envers la couronne. Comment refuser à la reine mère ?
 
Mais celle-ci, on s’en doute, ne lui pardonnera jamais cette dénonciation et sur son instigation une commission est nommée pour examiner les comptes du surintendant.  "Abondance de biens nuit … !"
Jacques de Beaune est arrêté lors d’un voyage à Paris et conduit à la Bastille. Malgré un procès controversé et un manque de preuves, il est condamné le 9 août 1527 à être pendu au gibet de Montfaucon et le 12 août, après avoir vainement espéré sa grâce vu son âge avancé, il est pendu…à 82 ans !
 
Son exécution a inspiré le poète Clément Marot, dont je vous livre ici l’épigramme :
C’est un an plus tard (en 1522) que débuteront les ennuis de son aîné,
Jacques Beaune baron de Semblançay.
 
Jacques est de loin le plus connu, le plus puissant aussi.
 
Au service des finances de plusieurs rois successifs : Louis XI, Charles VIII, Louis XII et François 1er, il suscite de bonne heure la jalousie de ses contemporains car il est à la tête d’une fortune considérable. Il possède plusieurs châteaux en Touraine, dont :
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le château de Semblançay dont il est baron
le « château de la Carte » à Ballan-Miré
et un magnifique hôtel particulier renaissance à Tours, dont il ne reste que des ruines.
On le trouve en empruntant un passage au n°28 de la rue Nationale. C’était l’hôtel particulier de l’époque renaissance le plus important de la ville et de nombreux rois y ont séjourné lors de leur passage à Tours. Il a été détruit par des bombardements en 1940 et ne subsistent aujourd’hui que la façade décorée de pilastres et la fontaine du XVIe siècle, sculptée en marbre blanc par l’atelier de Michel Colombe (le même atelier à qui l’on doit le tombeau d’enfants ).
Lorsque Maillart, juge d’Enfer, menoit
A Montfaucon Samblançay l’ame rendre,
A votre avis, lequel des deux tenoit
Meilleur maintien ? pour le vous faire entendre,
Maillart sembloit homme qui mort va prendre
  Et Samblançay fut si ferme vieillard
Que l’on cuydoit, pour vray, qu’il menast pendre
     A Montfaucon le lieutenant Maillart.
12 - L'orgue renaissance
et les Beaune de Semblançay
Il est difficile de visiter Tours et la cathédrale Saint-Gatien sans parler d’une famille tourangelle importante de l’époque : les Beaune de Semblançay. Retenons surtout deux frères : Jacques et Martin.
 
Martin, le cadet, est archevêque de Tours de 1519 à 1527. C’est lui qui offre à la cathédrale le somptueux orgue renaissance que nous pouvons toujours admirer aujourd’hui, probablement en 1521.
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Toute la famille va souffrir de disgrâce à la suite de l’exécution du surintendant, et tous leurs biens seront confisqués.
 
Martin, l’archevêque de Tours, suivra son frère de peu dans le caveau familial. Il est mort, dit-on « d’ennui et de mélancolie » la même année.
 
Après la mort de Louise de Savoie la reine mère, les Beaune de Semblançay seront réhabilités et il apparaît même que le roi devait en fait de fortes sommes d’argent à son surintendant (c’est jamais bon, ça !) , ce qui a probablement contribué à son élimination…
 
La prochaine fois, nous retrouverons le fil de notre histoire que nous avons dû quitter pour retracer les quatre siècles de construction de la cathédrale. Nous le ferons grâce à deux vitraux du XIIIe siècle qui se trouvent dans le chœur et racontent l’histoire de Saint-Martin.
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