# # Robots.txt file for http://www.capucine11.com # Generated by www.iseom.com - see website for more SEO tools User-agent: * 73 - Livre aux sept sceaux et quatre cavaliers (texte) - Histoires en Pays de Loire
 
73 - L' apocalypse :
livre aux sept sceaux et quatre cavaliers
Dans ses premières visions, Jean voit le Christ au glaive, une image du pouvoir divin en même temps que d’espérance (article précédent).
 
Sa vision suivante nous montre maintenant le Christ en majesté tenant un livre scellé de sept sceaux.
 
-Mathieu, représenté par un ange, symbolise la sagesse
-Jean, l’aigle, a le regard perçant et symbolise l’agilité
-Marc, le lion, symbole de noblesse
-Luc, le taureau, pour la force
 
Ils sont encadrés par 24 vieillards assis, répartis en quatre groupes de six. Leur nombre est celui des 24 ordres sacerdotaux.
Ces vieillards couronnés, images de sagesse, assistent Dieu dans le gouvernement du monde et participent à son pouvoir royal. Certains en bas à gauche tiennent des lis fleuris dont le parfum symbolise les vertus et l’intégrité de la foi.
 
Dans la mandorle entourant le Christ se trouvent sept lampes, symbolisant les sept esprits de Dieu, toujours ce chiffre de perfection.
 

Dans la scène suivante, les 24 vieillards se prosternent devant le Christ, se mettant ainsi à son service. Ils rendent gloire à Dieu de la puissance qu’ils ont reçue de lui, ce que refuseront de faire les rois de la terre, et lui donnent en hommage leur couronne fleurdelisée.
Le Christ avec son auréole ornée d’une croix est assis sur un arc en ciel, symbole du pardon, de la paix et de la prévoyance, avec un ciel étoilé pour fond.
Il a sur les genoux un livre ouvert qui renferme les secrets du monde : les décrets divins concernant les évènements à venir.
Mais si ce livre est ouvert pour Dieu et les vieillards, il est en réalité scellé de sept sceaux pour les hommes.
Mais les serviteurs de Dieu seront préservés. Quatre anges placés aux angles de la terre retiennent les vents générateurs de fléaux, qu’un autre ange interdit de laisser souffler avant qu’aient été marqués les élus.
Notons que sur cette scène Jean n’est pas seulement spectateur ou témoin mais le personnage principal.
 
De l’autre côté, un des 24 vieillards le tire par le pan de son manteau et lui dit :
 
« Ne pleure pas, voici le lion de la tribu de Judas ; le rejeton de David a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux… »
 
Entraîné par le vieillard, Jean voit un agneau égorgé :
L’agneau figure bien sûr le Christ. Blessé mais debout. Mort sur la croix et ressuscité trois jours plus tard, il porte les marques de son supplice mais il est debout, triomphant, vainqueur de la mort. Il a sept cornes (symbole de puissance) et sept yeux (symbole de connaissance), qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre…  
A mesure que l’agneau descelle le livre se déroule la vision des évènements qui annoncent et préparent la déroute de l’empire romain, prototype de l’ennemi de Dieu à l’époque de saint Jean.
 

Les quatre premiers sceaux ouverts font apparaître quatre cavaliers. Ce sont les Vivants qui l’un après l’autre annoncent la vision, le 1er étant l’ange.
 
« Et ma vision se poursuivit. Lorsque l’Agneau ouvrit le premier des sept sceaux, j’entendis le premier des quatre Vivants crier comme d’une voix de tonnerre : « Viens ! » Et voici qu’apparut à mes yeux un cheval blanc ; celui qui le montait tenait un arc ; on lui donna une couronne et il partit en vainqueur, et pour vaincre encore. »
Qui est ce cavalier blanc ?
Il a tout d’un combattant mais de nombreux indices nous montrent bien l’ambivalence du personnage : c’est un roi couronné, il a des cheveux blancs, une barbe blanche, signes de sagesse.
Son arc est dans sa main mais sa flèche pend mollement sur le côté.
Une scène disparue de la tapisserie mais que l’on retrouve sur une photo d’après manuscrit nous montre l’agneau recevant le livre (ouvert pour lui) des mains de Dieu, les animaux et les 24 vieillards qui se prosternent.
Le livre contient un décret d’extermination des persécuteurs. Il est ouvert pour l’agneau, et Jean recevra le message ou la parole sous forme de philactère, transmis soit par un ange, soit par les « Vivants ».
« J’entendis le deuxième Vivant crier : « Viens ! » Alors surgit un autre cheval, rouge-feu ; celui qui le montait reçut le pouvoir d’enlever la paix de la terre afin que les hommes s’égorgeassent les uns les autres; une grande épée lui fut donnée. »
 
Par opposition au premier cavalier, celui-ci, sur son cheval rouge-sang, symbolise la violence des batailles, le sang versé. Il représente les guerres sanglantes.
Les quatre vivants réunis tiennent ensemble le philactère annonçant maintenant la vision dévoilée par l’ouverture du 3ème  sceau. C’est probablement le lion qui s’adresse à Jean, mais cette fois ils viennent en force. Est-ce pour mieux nous soutenir dans ce qui suit ?
 
« J’entendis le troisième Vivant crier : « Viens ! » Et voici qu’apparut à mes yeux un cheval noir ; celui qui le montait tenait une balance dans sa main, et j’entendis  au milieu des quatre Vivants une voix qui disait : « Une mesure de blé pour un denier et trois mesures d’orge pour un denier mais ne fait pas de mal à l’huile et au vin, ne les gâche pas ! »
Une autre image du mal : ce serpent qui s’enroule en formant un six ; le chiffre six dans l’apocalypse est le chiffre du mal.
 
Pourtant dans le fond de cette scène tout regorge de vie : les arbres sont chargés de fruits et de fleurs et face à Jean trois magnifiques épis de blé, surmontés d’un papillon (symbole de résurrection). C’est l’abondance.
 
Est-ce ironique de la part du peintre ou pour nous faire comprendre que si la nourriture terrestre est rationnée, une autre nourriture, spirituelle celle-là, est à disposition en abondance ? D'autant qu'en haut de l'arbre on peut voir un  oiseau, signe d'esprit.
Cette famine nous fait réfléchir. Si l’on est rassasié, on n’a pas besoin de chercher ailleurs… c’est peut-être d’une certaine manière un bon présage.
Le cheval noir, devenu marron sur la tapisserie, n’est pas à priori une image positive.
 
Cet homme dissimulé dans un manteau rouge a un corps verdâtre et porte une balance qui représente la famine.  
 
« Le pouvoir fut donné aux quatre cavaliers sur le quart de la terre pour faire périr les hommes par l’épée, par la famine, par les épidémies et par les bêtes sauvages de la terre. »
 
Jean montre son effroi.
 

L’ouverture du 5ème sceau va le réconforter quelque peu.
« Je vis sous l’autel les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la parole de Dieu et du témoignage qu’ils avaient rendu. Une robe blanche (symbole de la joie triomphante) fut donnée à chacun d’eux. Il leur fut dit de se tenir en repos quelques temps encore, jusqu’à ce que fut complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères qui devaient être mis à mort comme eux. »
 

A l’ouverture du 6ème sceau, Jean voit un grand tremblement de terre. (deux scènes aujourd’hui disparues)
 
« Le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre comme lorsqu’un figuier secoué par un vent violent jette ses figues vertes… »
Il est assis sur un trône dans une mandorle, entouré des « quatre êtres vivants » ou « Vivants ». Quatre est un chiffre cosmique : les quatre points cardinaux. Ce sont aussi les quatre qualités présentes dans la création, représentées par les quatre évangélistes dont chacun prend l’image d’un des quatre rois de la nature :
« Personne, ni dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, ne put ni ouvrir le livre ni le regarder. Je pleurais beaucoup de ce que personne n’en fut trouvé digne.»
Jean  se désole. Il tient sa tête dans sa main en signe de détresse, tenant le livre fermé, et pourtant, face à lui, un ange aux ailes orangées (ailes de lumière) lui sourit et lui montre un long philactère (symbole de la parole) qui descend jusqu’à terre, donc jusqu’aux hommes. Il lui dit ainsi que la parole de Dieu est là, à disposition des hommes.
L’agneau est le lien entre Dieu et les hommes et est le seul qui soit digne de rompre les sceaux du livre.
De plus, il est monté sur un cheval blanc, symbole de lumière et de pureté. Devant lui un petit arbre chargé de fruits dans lequel on voit un oiseau, signe d’esprit.
Le combat que ce roi va mener est un combat spirituel. Il part conquérir au nom de Dieu.
 

La vision du 2ème sceau ouvert est annoncé par le taureau : (scène d’après manuscrit)
Les céréales, nourriture essentielle à la vie, atteignent un prix exorbitant, un denier correspondant au salaire journalier d'un ouvrier antique. Quant à l'huile et au vin, il est demandé au cavalier de les épargner.
Cet homme vient ôter la nourriture de la bouche de l’homme. Sa balance est celle de l’injustice. Dans la bible il est dit : une balance fausse est une abomination.
La mort arrive à son tour en chevauchant une monture verdâtre, couleur du cadavre qui se décompose, surtout par l’effet de la maladie. N’oublions pas toutes les épidémies de peste qui ont traversé le temps…
 
Derrière le cavalier, le séjour des morts, l’enfer. Des démons jettent des cadavres à tours de bras dans la gueule ouverte.
Il voit les âmes des martyrs qui seront sauvées à l’heure du jugement dernier. Elles sont représentées par sept hommes et femmes qui demandent justice à Dieu :
« Une foule immense que nul ne peut dénombrer, de toute nation, race, peuple et langue se prosterne devant le Christ et l’agneau ; ce sont ceux qui viennent de la grande épreuve. »
 
C’est la foule des martyrs chrétiens déjà en possession du bonheur céleste. Pour des raisons pratiques, la foule se réduit ici à un échantillonnage social : quelques élus tenant une palme dans la main, la palme du triomphe.
On n’a pas
l’impression qu’il va au combat farouchement.
Rien de réjouissant par contre dans l’image suivante. L’aigle nous montre un cavalier verdâtre à l’ouverture du 4ème sceau :
 
« Je regardai, et voici que parut un cheval d'une couleur verdâtre. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l'accompagnait. »
 
-Sur le registre supérieur : à gauche, les têtes couronnées (rois, reines…)
                                             à droite, les autorité religieuses (pape, cardinal, évêque)
-Sur le registre inférieur : paysans, seigneurs et moines
 


Voici le moment de l’ouverture du 7ème sceau :
cliquez à droite pour un accompagnement musical
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(*) commentaire(s)
L’exécution des décrets consignés dans le livre aux sept sceaux va maintenant se dérouler après chaque sonnerie de trompette… ce que nous verrons la prochaine fois…
« Quand il ouvrit le 7ème sceau il y eut dans le ciel un silence d’environ une demie heure ; je vis les sept anges qui se tiennent devant Dieu et sept trompettes leur furent données ».
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