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72 - Lecture de la tapisserie :
présentation du "lecteur" et saint Jean
Après avoir parlé de la signification du mot « apocalypse » et des péripéties de la tenture, regardons-la plus en détails et rentrons dans l’histoire que nous raconte cette tapisserie : les visions de l’apôtre saint Jean…
 

L’Apocalypse est composée de 6 tentures, toutes construites de la même façon :
- En ouverture, un grand personnage sur toute la hauteur, sous un dais gothique (allusion au Moyen Age)
cliquez à droite pour un accompagnement musical
- Et sous le registre du bas, une bande de terre avec des motifs végétaux.
La première image, bizarrement, n’est pas dans le texte de saint Jean. Nous sommes face à un vieil homme, un méditant dans la nuit, image mystérieuse qui nous pose question (déjà !). Qui est-il ?
Plusieurs hypothèses ont été avancées : Jean lui-même ?  Sûrement pas, on le voit sur toutes les scènes, représenté différemment ; un représentant des sept églises chargé de retransmettre le message de Jean ? Ou même le duc Louis d’Anjou, commanditaire de la tapisserie ?
 
Aucune de ces hypothèses ne résiste à une étude plus approfondie. Considérons-le donc simplement comme un
« lecteur » du texte de saint Jean, disons un sage, un prophète.
 
Il a les cheveux longs et la barbe blanche, qui est celle des prophètes, et porte un manteau bleu que l’on peut comparer au manteau de la vierge, manteau protecteur.
Il est assis sous un dais gothique (style d’architecture très prisé au Moyen Age, qui est aussi celui des cathédrales).
Nous sommes dans les ténèbres, nous le voyons dans le fond de la tapisserie et pourtant tout baigne dans une clarté inexplicable. Elle ne peut pas venir de ce petit lanternon que l’on voit et qui est éteint, ni des trois petits cierges posés négligemment à côté, éteints eux aussi. Il y a juste une petite veilleuse avec une flamme vacillante.
 
Non, cette lumière vient d’ailleurs. Pour la trouver, il faut monter le long des piles et trouver les anges qui semblent éclairer la scène avec la bannière qu’ils tiennent, bannière aux armes de France avec les fleurs de lys. C’est cette lumière-là qui éclaire tout le baldaquin gothique et le vieil homme.
Il nous donne envie de le suivre, d’autant que derrière, dans le fond de la tapisserie, il y a des papillons, qui ne sont pas là pour la décoration, mais qui sont des signes, des symboles de résurrection. Ils montent vers le ciel, sont attirés par la lumière des anges et nous montrent le chemin également…
 

Suivons-les…
Ici le vieil homme a un bonnet vert, couleur de l’espérance, et porte dans sa main un gant, signe de sa noblesse (noblesse intérieure bien sûr). Il est très avancé spirituellement et va guider Jean dans l’histoire… et nous aussi par la même occasion.
 


Il  s’apprête à se lever et nous incite à le suivre, à faire confiance. Partir, se retourner, changer d’esprit : c’est le sens même de la conversion.
Jean est relégué sur l’île de Patmos par le pouvoir romain pour avoir « causé des troubles » par ses nombreux prêches de conversion et c’est dans la grotte dite de l’apocalypse que ses visions lui dictent le texte apocalyptique :
 
« Moi, Jean, votre frère et votre compagnon de persécution, de loyauté et de patience en Jésus, j’étais dans l’île que l’on appelle Patmos à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus Christ, lorsque je fus ravi en esprit le jour du seigneur. J’entendis derrière moi une voix éclatante comme le son d’une trompette et elle me disait : écris dans un livre ce que tu vois et envoie-le aux sept églises d’Asie : à Ephèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée »
 
Les sept petites chapelles sont les sept églises d’Asie, probablement choisies car elles font partie de la tournée missionnaire de l’apôtre Jean. De plus, elles sont sept, chiffre parfait, qui signifie la plénitude, et en choisissant ce chiffre, c’est à l’Eglise entière qu’il s’adresse en fait, donc à tous les hommes.
 
Saint Jean livre là aux premiers chrétiens en proie aux persécutions romaines un message d’espérance et de patience.
 
En effet, les églises et la religion naissante s’intègrent mal dans la politique de la cité, ne serait-ce que par leur refus du culte païen, ce refus de vénérer César que les Romains adorent comme une idole. Les Romains occupent le tour de la Méditerranée, en particulier la Palestine (Terre sainte) et sont menacés sur toutes les frontières. Il y a des contestations du christianisme parmi les juifs qui les repoussent d’une part, et d’autre part entre les chrétiens eux-mêmes. Le contexte est donc extrêmement difficile.
Ils nous mènent vers la scène suivante, où l’on découvre saint Jean debout devant
La scène suivante nous montre toujours Jean, mais acteur de la vision cette fois. Il se prosterne aux pieds d’un homme qui tient un glaive dans sa bouche. Image du Christ bien sûr, le Messie que les juifs attendent, libérateur d’un peuple, de l’homme.
« Je me retournai pour connaître quelle était la voix qui me parlait. Et, après m'être retourné, je vis sept chandeliers d'or, et, au milieu des sept chandeliers, quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme, vêtu d'une longue robe, et ayant une ceinture d'or sur la poitrine. Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige; ses yeux étaient comme une flamme de feu;  ses pieds étaient semblables à de l'airain ardent, comme s'il eût été embrasé dans une fournaise; et sa voix était comme le bruit de grandes eaux.  Il avait dans sa main droite sept étoiles. De sa bouche sortait une épée aiguë, à deux tranchants; et son visage était comme le soleil lorsqu'il brille dans sa force.  Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite en disant: Ne crains point. Je suis le premier et le dernier,  et le vivant. J'étais mort; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts.  Ecris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont, et celles qui doivent arriver après elles,  le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d'or. Les sept étoiles sont les anges des sept Eglises, et les sept chandeliers sont les sept Eglises. »
Il a le pouvoir et vient nous apporter la vie. Pour s’en convaincre, on trouve beaucoup de symboles dans cette image :
 
-Le sacerdoce (représenté par la longue robe)
-La royauté (par la ceinture en or, ceinture des prêtres décrite par Moïse)
-L’éternité (par les cheveux blancs)
-La science divine et la lumière (par les yeux flamboyants)
-La stabilité (par les pieds d’airain)
(image de l'endroit : le vert est devenu bleu )
(image de l'envers : comparez avec le détail plus bas)
- Entre les deux registres, le texte de saint Jean, aujourd’hui disparu
- En haut du registre supérieur, une bande de ciel
- puis deux registres parallèles de sept scènes chacun, alternativement sur fond rouge  et bleu.
Dans l’Apocalypse, tout est symbole !
 
Derrière le vieil homme, un tissu rouge est tendu sur lequel on voit une lettre qui ressemble à un
« y »
Certains ont voulu y voir une allusion à Yolande d’Aragon, ce qui est complètement absurde, d’autant qu’elle n’était pas encore entrée dans la famille d’Anjou à ce moment de la fabrication de la tapisserie. Nous retrouverons ce drôle de « y » plus loin sur la scène de Babylone, la grande prostituée… l’allusion à Yolande serait alors plutôt déplacée !
 
Non, ce « y » est plus vraisemblablement le bivium de Pythagore (connu comme mathématicien, il n’en était pas moins philosophe) :
 
« La lettre « y » représente le symbole de la vie morale. La question du bien et du mal se pose devant le libre arbitre de l’homme : deux routes s’ouvrent devant lui  :  celle  de  gauche,  la  branche épaisse  du« y », est large et d’accès facile, mais aboutit au gouffre de la honte, celle de droite, la branche mince, est un sentier raide et pénible, mais au sommet duquel on trouve le repos dans l’honneur et la gloire.»
 
Cette lettre nous place donc devant un choix de vie, d’aller vers le bien (pas toujours facile) ou vers le mal (parfois plus tentant et confortable)… et notre choix est libre.
Le glaive dans la bouche est le glaive de justice, le « Verbe » de Dieu, la parole tranchante, qui va trancher dans nos ombres et apporter la lumière, les décrets mortels de Dieu contre les infidèles.
sept petites chapelles
 
surmontées de sept anges. L'apôtre sera représenté sur chaque scène, regardant ses propres visions du destin humain, de cette histoire entre Dieu et les hommes, entre le bien et le mal.
Il est assis sur un trône recouvert d’un tissu vert (l’espérance encore) et derrière lui sept chandeliers allumés qui symbolisent les sept églises et donc chaque homme.
 
Dans sa main droite il tient sept étoiles. Ce sont les anges des sept églises (c'est-à-dire nous) qu’il tient en son pouvoir. (Le chiffre sept symbolise la perfection)
 
Dans cette scène, tout est lumière : les chandeliers allumés, l’or, l’airain, les yeux flamboyants… tout est vie aussi : sur le fond, des arbres plein de feuilles, des fleurs… la fertilité en somme.
 
C’est une image d’espérance, la première du livre de saint Jean, avant de nous montrer les épreuves qui nous attendent…
 
Et que nous verrons la prochaine fois…
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